S’il est interdit de lancer des «nains», il est toujours possible d’en louer pour un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon et répandu d’en prendre en photo à la volée dans la rue pour s’en gausser sur les réseaux sociaux. Comme si les personnes de petite taille (l’appellation adéquate), au nombre de 10 000 en France, vivaient hors du champ de l’humanité. Loin d’être une fantaisie divertissante, le nanisme est un handicap, et charrie son lot de discriminations.
A l’occasion de la sortie du livre Pour quelques centimètres en moins, écrit sous la direction de l’Association des personnes de petite taille (APPT), et de la diffusion, le 21 janvier sur France 2, du documentaire A la hauteur, Violette Viannay, présidente de l’APPT, revient sur l’utilisation des nains à travers l’histoire et lance la lutte pour la dignité des personnes de petite taille.
Le terme «nain» est-il à bannir définitivement ?
Si c’est pour qualifier une personne de petite taille, oui. Ce terme regroupe tout un tas de connotations et de sens qui ne sont pas du tout reluisants. Ça va du nain de jardin à, selon le Larousse, «la personne de faible mérite». Dans les m




