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Yascha Mounk: «Je souhaite un futur dans lequel l’origine ethnique et la couleur de peau deviendraient moins importantes»

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Très critique à l’égard de Trump et de Zemmour comme du mouvement woke, le politologue américain expose ses solutions pour créer des «démocraties multiculturelles» où un «patriotisme civique» rassemblerait au-delà des appartenances culturelles ou religieuses.

A Ankara, en juin 2012. (Poike Stomps)
Publié le 30/01/2022 à 19h26

La cohabitation de citoyens qui ne partagent pas la même religion, la même culture, et la même origine peut-elle déstabiliser nos démocraties ? Oui, répond (dans un français qu’il maîtrise très bien) Yascha Mounk. Le politologue né en Allemagne, naturalisé américain en 2017, pourrait être taxé de conservateur. D’autant qu’il souligne aussi que les démocraties ont le droit «de déterminer légitimement le nombre de personnes qu’elles admettront sur leur sol» et de «poser des conditions» à ces arrivées.

Mais Mounk se revendique démocrate libéral, et nourrit une détestation pour Trump et Zemmour. Il critique aussi vertement le «wokisme» et l’intersectionnalité, «l’idéologie concurrente» des projets qu’il imagine pour les sociétés occidentales. Pourtant, après avoir étudié les mécaniques du populisme dans son précédent livre (le Peuple contre la démocratie), il explique qu’il est possible et qu’il est temps de créer des «démocraties multiethniques» relativement harmonieuses, où les identités individuelles ou communautaires (dont on doit pouvoir s’émanciper) s’articulent avec une identité collective (qu’il refonde en imaginant un patriotisme civique et cultur

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