Ce film devrait être au programme de tous les collèges et lycées de France tant c'est un hymne à la joie simple des mots. Documentaire de Stéphane de Freitas, A voix haute suit les six semaines de participation des étudiants de l'université de Saint-Denis au concours Eloquentia pour devenir meilleur orateur du «93». Ils s'appellent Leïla, Eddy ou Franck, ils sont 30, issus de cursus différents mais avec chacun un amour débordant pour le verbe et un sens inné de la punchline. Des préoccupations qui se ressemblent aussi : «Ecrire, c'est bien, mais parler, c'est mieux, tu peux conquérir le monde» ; «La parole, il ne faut pas l'attendre, il faut l'arracher.» Durant cette formation, ils sont entraînés aux gestes, à la parole et aux excès luchiniens par un avocat qui les bouscule et les fait sortir de leur coquille afin de pouvoir affronter cette foule qu'ils doivent pendre à leurs lèvres. Le film nous promène de battles jouissives en exercices imposés d'expression scénique, avec une seule envie de leur part : produire de la poésie au kilomètre. Leurs joutes sont touchantes, drôles, senties, jouissives, elles racontent quelque chose de cet air du temps sur lequel nous avons du mal à mettre des mots quand, pour eux, ceux-ci leur viennent naturellement. Alors écoutons-les attentivement.
Screenshot
En phrase avec le monde
A voix haute suit les six semaines de participation des étudiants de l’université de Saint-Denis au concours Eloquentia pour devenir meilleur orateur du «93».
Capture d'écran du documentaire «A voix haute» (DR)
ParDavid Carzon
Publié le 14/11/2016 à 17h46
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