Broadchurch, The Killing, Jour polaire… Depuis quelques années, la télé surfe sur la vague du whodunit (littéralement «qui l'a fait ?»). Des séries policières qui suivent une même recette : commune rurale, ado disparu, mari infidèle, secrets en tous genres, drogues, flic au passé sensible, filtre verdâtre… Si Beau Séjour reprend allègrement tous ces codes, la série a imaginé le twist ultime pour réinventer le genre. Ici, pas besoin d'un médecin légiste pour faire «parler» le cadavre : c'est son fantôme qui mène l'enquête. Après s'être réveillée, amnésique, devant son propre corps sans vie, dans une chambre de l'hôtel en construction Beau Séjour, la jeune Kato (Lynn Van Royen, émouvante dans son impuissance et sa détermination) se rend compte que certaines personnes peuvent voir et entendre son spectre. Elle décide alors de se servir d'eux pour retrouver son assassin. Un poil longuette (10 × 52 minutes), cette série flamande, prix du public au dernier festival Séries Mania (ex aequo avec Jour polaire), n'est pas sans rappeler les Revenants. Mais elle mise davantage sur le polar que le fantastique pour reconstituer la trame des événements qui ont conduit au meurtre d'une ado désormais prisonnière de cet entre-deux et accablée par la douleur de ses proches.
Critique
L’enquête du spectre
Publié le 01/03/2017 à 18h06
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus