Au supermarché de la nostalgie, le rayon lyrique se repère à son indétrônable tête de gondole : la Callas. Voilà quarante années qu'elle est morte (16 septembre 1977), dans des circonstances floues (accident cardiaque, infarctus pulmonaire ? Il n'y a pas eu d'autopsie), et sous ce prétexte éclôt en cette rentrée une galaxie d'hommages et de rééditions autour de (ne pas rayer la mention inutile, toutes s'additionnant) : la reine des divas, l'immortelle Floria dans Tosca, la wagnérienne belcantiste, l'amoureuse d'Onassis doublée par Jackie Kennedy, la gravure de mode qui perdit 30 kg, etc. Mais, plus que l'exhumation de vingt opéras (1949-1964) pour un coffret géant chez Erato (42 CD) et la parution de quelques bios (par Eve Ruggieri chez Michel Lafon, par son dernier pianiste, Robert Sutherland, à l'Archipel), le «phénomène Callas» a dans l'imaginaire collectif changé de médium, glissant du son à l'image. Les arias s'envolent, les clichés restent et la soprano cède la place à l'icône sujette d'expos, à la Seine musicale (jusqu'au 14 décembre), mais aussi à l'Opéra de Bordeaux (avec récital, le 5 novembre, de Sonya Yoncheva), mais aussi à l'Institut culturel italien de Paris (jusqu'au 3 octobre, autour de ses rôles à la Scala), mais aussi au cinéma le Balzac… Castée diva.
Expo / Rafales de Callas
Publié le 29/09/2017 à 18h26
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus