Quasiment la première affaire de trave, en tout cas la seule dans nos saints de l'été. De base, comme disent ces crétins de jeunes, Marie naît au Liban au VIIIe siècle. Ses vieux sont riches et très pieux, font le bien, tout ça, mais voulaient un garçon. Le père, Oganios - je te dis pas le prénom… vraiment - veut devenir moine et dit à sa fille qu'il lui laisse les deux tiers de sa fortune, qu'elle soit tranquille. Je t'en fiche, la môme, qui a bien intégré le désir du père, lui dit qu'elle aussi veut faire moine et pas quitter son papili. Celui-ci lui coupe donc les cheveux et l'emmène au monastère déguisée en homme. Tout se passe pas trop mal jusqu'à l'affaire : Marina, qui passe pour un homme donc, est accusée lors d'une virée d'approvisionnement pour le monastère d'avoir séduit et déshonorée une jeune fille, la fille de l'hôtelier - alors qu'en fait c'est un autre moine qui est coupable. Elle accepte tous les châtiments, la honte, le déshonneur et la désolation et reste sur un rocher qui était près de la porte du monastère, à jeûner et à prier (encore plus que dans le passé). Mieux, elle élève le bébé né de cette union avec du lait de chèvre. A sa mort, on découvre qu'elle est une femme. Et finalement le fils devient moine. C'est pas beau, peut-être ?
Série
20 juillet : Sainte Marina
Publié le 13/07/2018 à 17h26
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