Déjà connu pour son travail d'intégration de la photo dans son processus créatif, Asano a détaillé, lors d'une masterclass à Angoulême, les pistes qu'il creuse avec ses assistants : la modélisation en trois dimensions. D'abord utilisée comme un pis-aller pour représenter des lieux difficiles d'accès, comme le Parlement japonais, l'imagerie 3D lui a permis de figer certains objets ou lieux. Les soucoupes volantes à l'architecture baroque de Dead Dead Demon's… qui devenaient difficiles à reproduire à main levée ou, plus prosaïquement, une salle de classe. Asano se promenant dans les lieux créés en 3D pour y piocher des cadrages. Loin de lui faire gagner du temps, ce process sert simplement de support à l'auteur qui réduit l'image numérique à l'état de lignes sur lesquelles il repasse à la main. «Tout ça est absolument irréaliste. Normalement, le manga permet de créer des œuvres avec peu de matériel ; moi, j'ai trouvé un moyen de me mettre dans le rouge en permanence. Quitte à gaspiller tout mon argent, je me suis lancé depuis trois ans dans la modélisation d'une ville qui servira de cadre à ma prochaine série.» Un laboratoire qu'il utilise pour l'instant sur ses travaux d'illustration, comme la une du Libé spécial BD, du 30 janvier.
De la photo à la 3D
Inio Asano
Publié le 14/02/2020 à 18h36
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