Menu
Libération
Entretien

Quatre-vingts ans après Nuremberg : «Il n’y a jamais eu autant de responsables en exercice recherchés pour “crimes contre l’humanité”»

Réservé aux abonnés

Les procès de dignitaires nazis en 1945 ont marqué un tournant dans la lutte contre l’impunité d’Etat. Professeur de droit public, Olivier de Frouville en tire les enseignements pour la traque des criminels de masse aujourd’hui, de la Russie au Soudan, en passant par la Birmanie et Israël.

Les responsables nazis accusés de crimes de guerre durant la Seconde Guerre mondiale au procès de Nuremberg, qui dura près de un an. Ici, le 2 octobre 1946. (AFP)
Publié le 30/11/2025 à 8h00

Les procès de dirigeants nazis en novembre 1945, à Nuremberg, ont posé les bases d’un nouvel ordre judiciaire international. Quatre-vingts ans après le début de ces audiences, l’impunité des dirigeants et des criminels de masse est de plus en plus remise en question, même si l’idée d’une justice internationale est combattue par les puissances illibérales. Mandats d’arrêts contre Vladimir Poutine, contre Benyamin Nétanyahou, contre Omar el-Béchir, contre

Dans la même rubrique