Difficile d’imaginer un absent plus présent. Vladimir Poutine, qui ne s’est rendu à l’Assemblée générale des Nations unies qu’à trois reprises en vingt ans, la dernière en 2015, n’a pas fait le déplacement à New York. Mais son ombre, son nom et sa guerre planent sur la 77e session du raout onusien, qui a débuté mardi. Le timing choisi par la Russie pour annoncer, coup sur coup, les référendums d’annexion dans les territoires ukrainiens occupés puis la «mobilisation partielle» de ses réservistes, ne doit d’ailleurs rien au hasard.
Dans la nuit du 24 au 25 février déjà, au moment précis où le Conseil de sécurité de l’ONU se réunissait en urgence dans une tentative désespérée d’éviter la guerre, Vladimir Poutine avait annoncé à la télévision le lancement d’une «opération militaire» en Ukraine. Dans la foulée, les premiers tirs d’artillerie s’abattaient sur Kyiv et dans l’est du pays. Sept mois plus tard, alors que son armée, affaiblie et démoralisée, recule sous l’effet de la contre-offensive ukrainienne, le président russe a choisi, cette fois, de faire coïncider l’annonce de sa fuite en avant avec




