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Libération
Reportage

A Minneapolis, pendant la veillée pour Alex Pretti tué par la police de l’immigration : «Est-ce que j’ai peur ? Oui. Mais je suis aussi en colère»

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Après des semaines de tensions et de manifestations contre la police de l’immigration, et la mort de Renee Good début janvier, celle de l’infirmier de 37 ans abattu samedi 24 janvier par la police aux frontières ulcère les habitants, plus que jamais incertains sur l’avenir de leur ville et du pays.

Un couple lors d'une veillée en hommage à Alex Pretti, le 24 janvier 2026, à Los Angeles (Etats-Unis). (Caroline Brehman/AP)
ParEdward Maille
Envoyé spécial à Minneapolis
Publié le 25/01/2026 à 11h58, mis à jour le 25/01/2026 à 19h06

La nuit est déjà tombée. Sur un trottoir de Minneapolis, Jennifer Davis et son mari Billy sont debout, une bougie entre leurs gants. De temps à autre, une voiture klaxonne, le chauffeur fait un signe de la main pour les soutenir. A son réveil, samedi matin, Billy raconte avoir découvert de nombreux messages. Quelque chose se passait à l’intersection de l’avenue Nicollet et de la 26e rue. «J’ai tout de suite su que l’ICE avait tué une personne», dit-il.

Deux agents de la police aux frontières, qui assistent dans leurs opérations ICE, les agents de l’immigration, ont ouvert le feu à bout portant et tué Alex Jeffrey Pretti, samedi 24 janvier. Dix coups de feu ont été tirés, selon les multiples vidéos de l’incident. Le président Donald Trump, ainsi que toute son administration, ont immédiatement justifié ces tirs. Selon leur récit, l’homme de 37 ans, un infirmier, aurait menacé les agents avec une arme à feu, ne leur laissant d’autre choix que de se défendre.

Gregory Bovino, le chef des opérations, n’a pas hésité à affirmer que

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