Signée au cœur de l’été, objet des atermoiements russes à l’automne avant d’être finalement prolongé en novembre, l’initiative céréalière de la mer Noire, qui a permis la création d’un couloir de navigation sécurisé pour les exportations de Kyiv après des mois de blocus des ports ukrainiens par la marine russe, a été prolongée ce samedi, jour de l’expiration de l’accord. Les Nations Unies, qui, avec la Turquie, en ont été les architectes, appelaient à sa «poursuite», l’estimant «crucial pour la sécurité alimentaire mondiale» – l’Ukraine étant, jusqu’au début du conflit, l’un des plus gros exportateurs de céréales au monde. «Les prix et la disponibilité des céréales et des engrais ne sont pas revenus à leur niveau d’avant-guerre, ce qui cause des difficultés, en particulier dans les pays en développement», a insisté l’ONU cette semaine. La durée de la prolongation de l’accord reste toutefois incertaine. <
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Accord sur les céréales en mer Noire : la Russie cultive son emprise
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Mis en place en juillet, le couloir de navigation sécurisé qui permet à l’Ukraine d’exporter sa production a été prolongé in extremis ce samedi. Moscou a tenté de marchander en imposant ses conditions.
L'entrée du détroit du Bosphore à Istanbul, en octobre. (Yasin Akgul /AFP)
Publié le 17/03/2023 à 20h20, mis à jour le 19/03/2023 à 10h29
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