Pour ses proches, la peine de dix ans de prison requise contre Boualem Sansal équivaut à une «condamnation à mort». Agé de 80 ans et atteint d’un cancer, l’écrivain franco-algérien a déjà passé cent trente jours en détention. Son sort sera fixé jeudi 27 mars par le tribunal de Dar-el-Beida, à Alger, où il est jugé pour atteinte à l’intégrité territoriale. La justice lui reproche des déclarations faites lors d’une interview au média d’extrême droite Frontières, dans laquelle il a soutenu la thèse marocaine affirmant que la France coloniale avait tronqué le territoire marocain au profit de l’Algérie – une ligne rouge pour les autorités. Lors de son procès, Boualem Sansal a nié toute volonté de nuire à son pays, précisant avoir simplement «exprimé une opinion, comme tout citoyen algérien» et réaffirmé être un «Algérien aimant son pays», a rapporté le quotidien arabophone Echorouk.
Détention
Algérie : le sort de l’écrivain Boualem Sansal fixé ce jeudi 27 mars
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Le verdict du procès du romancier franco-algérien, arrêté il y a cent trente jours à Alger, et dont le parquet a requis une lourde peine de prison de dix ans, sera rendu jeudi 27 mars.
Depuis son arrestation à son arrivée à l’aéroport d’Alger en novembre, Boualem Sansal alterne entre sa cellule de prison et une aile pénitentiaire d’un hôpital de la capitale. (Ulf Andersen/Aurimages. AFP)
Publié le 27/03/2025 à 5h30
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