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Après le coup d’Etat en Guinée-Bissau, les militaires négocient la transition en coulisses

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Les auteurs du putsch du 26 novembre ont fixé un délai de douze mois avant de rendre le pouvoir. La Cédéao exige une transition plus rapide et élargie aux forces d’opposition.

Le président du Sierra Leone, Julius Maada Bio (au centre) le 1er décembre 2025. (Delcyo Sanca/REUTERS)
Publié le 14/01/2026 à 6h00

Il y a cinquante jours, un coup d’Etat a interrompu le processus électoral en Guinée-Bissau. Le jour du putsch, les militaires ont fait irruption dans les locaux de la Commission nationale électorale pour saisir les procès-verbaux, alors en cours de compilation. Les résultats n’ont jamais été proclamés et le vainqueur du scrutin du 23 novembre 2025 reste à ce jour inconnu. A la place, les putschistes ont propulsé à la tête de l’Etat le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de terre. Le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, a lui été exfiltré du pays.

La junte a rapidement publié une «charte de la transition» censée servir de cadre juridique à cette parenthèse extraconstitutionnelle, dont la durée a été fixée à douze mois. Le texte interdit au général Horta N’Tam – et au Premier ministre qu’il a nommé, Ilídio Vieira Té – de se présenter à l’élection présidentielle qui doit en marquer l’issue. Mais la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), gardienne de l’ordre régional,

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