Kidnapper des voix dissonantes et exécuter des centaines de villageois sans défense. Encore et encore. Rien n’arrête la machine à broyer frénétique d’Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis le coup d’Etat du 30 septembre 2022. Quelques jours après l’enlèvement du journaliste Idrissa Barry et de ses camarades du mouvement politique Servir et non se servir, consécutif au massacre de Peuls à Solenzo, le régime a répandu la terreur dans la ville et dans les champs. A Ouagadougou, les journalistes Guezouma Sanogo et Boukary Ouoba ont été emmenés vers 10 heures lundi 24 mars «par des individus se présentant comme des policiers du services des renseignements [...] vers une destination inconnue», selon la formule désormais ordinaire.
Terreur
Au Burkina Faso, nouvelles salves contre la presse et tueries de masse dans l’est
Réservé aux abonnés
Deux journalistes ont été enlevés par des agents de l’Etat en début de semaine, accentuant la répression sur les médias à l’heure où l’armée et ses supplétifs se livrent à des massacres sur les civils dans la province de la Komandjari.
A Ouagadougou, en 2015. (Ahmed Ouaba/AFP)
ParAgnès Faivre
Publié le 26/03/2025 à 12h06
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus