C’est un convoi de l’espoir qui s’est mué en convoi de la mort. Les images publiées ce mardi des quelque 150 camions partis de Ouagadougou pour ravitailler Djibo, ville sous blocus d’un groupe armé terroriste depuis le 17 février et située à 200 km au nord de la capitale, campent une scène de carnage. Habitacles carbonisés, stocks de vivres en flammes, corps inertes gisant près d’un châssis ou dégringolant d’un marchepied. Le tout sous une traînée de fumée anthracite courant le long de la piste de terre. «Escorté par le 14e régiment interarmes, le convoi a été attaqué par des terroristes près de la localité de Gaskindé [à une vingtaine de kilomètres de Djibo, ndlr]» lundi 26 septembre, a indiqué le gouvernement dans un communiqué publié mardi soir. Il dresse un bilan provisoire de 11 militaires tués et d’une cinquantaine de civils «portés disparus». Mais selon des sources sécuritaires et un rescapé de cette tuerie, près d’une centaine de civils sont morts.
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Ce convoi à destination de Djibo était le septième encadré par les autorités burkinabè depuis le mois de mars. Non sans peine. Le cinquième convoi, mi-juillet, a été ralenti par un cycle de dynamitages de ponts par les jihadistes et de réparations par le génie militaire. Le sixième a été endeuillé par l’explosion, le




