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Analyse

Au Mali, la junte au défi du blocus de carburant imposé par les jihadistes

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Le blocus imposé depuis deux mois par les jihadistes du Jnim sur Bamako met en lumière l’échec de la stratégie d’isolement de la junte malienne. Et la pousse à revoir ses plans vis-à-vis de ses partenaires régionaux.

A Bamako, le 31 octobre 2025. (REUTERS)
Publié le 20/11/2025 à 12h44

Les services publics fonctionnent par intermittence et les files s’allongent dans les stations-service. Bamako est à l’asphyxie. Depuis le mois de septembre, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) impose à la capitale malienne un blocus sur le carburant, autour des principaux axes de ravitaillement en provenance de la Côte d’Ivoire et du Sénégal voisins. Le groupe jihadiste incendie des camions-citernes qui font route pour la métropole de plus de trois millions d’habitants, et met la junte du général Assimi Goïta dos au mur.

«Ce blocus est avant tout une démonstration de force, une manière de montrer que ce groupe est capable de suffoquer la capitale du Sahel. Ils envoient un message, décrypte Delina Goxho, spécialiste du Sahel et chercheuse à l’institut Egmont, spécialisé dans les

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