Vingt-deux personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 décembre dans l’effondrement de deux immeubles mitoyens de quatre étages à Fès, une grande ville du nord du Maroc, selon un bilan relayé par l’agence de presse officielle marocaine MAP. «Seize autres ont été blessées à divers degrés de gravité», ajoute l’organe. Alors que selon la même source, «les opérations de recherche pour sauver et secourir d’autres personnes qui pourraient être ensevelies sous les décombres» se sont tenues jusqu’à une heure avancée de l’après-midi, le commandant régional de la Protection civile, Abdelaziz Makhmakh, a finalement annoncé que la recherche de survivants ou de victimes était terminée.
Reportage
Les faits se sont produits dans le quartier Al-Moustakbal, situé dans la zone d’Al-Massira. Une fête organisée pour célébrer une naissance était organisée ce soir-là dans l’un des deux immeubles, l’autre était vide, qui étaient habités par huit familles. Aucune explication officielle n’a encore toutefois été avancée au sinistre, et le parquet de Fès a annoncé l’ouverture d’une enquête. Mais des riverains ont pointé «la construction anarchique» d’étages supplémentaires dans un quartier où il n’est permis de construire que des bâtiments à deux étages. Les autorités locales ont indiqué que selon les indications préliminaires, les deux immeubles avaient été construits en 2006.
Déjà neuf morts en mai
Selon le Parquet, l’accident s’est produit peu après 23 h 00 locales. «Les autorités locales et sécuritaires et les services de la protection civile se sont rendus sur les lieux pour procéder aux opérations de recherche et de sauvetage» et «toutes les mesures préventives nécessaires ont été prises, dont la sécurisation de la zone des deux bâtiments effondrés et l’évacuation des habitants des maisons avoisinantes», souligne la MAP. Les blessés ont été évacués vers le centre hospitalier universitaire de Fès, a indiqué l’agence.
En mai, neuf personnes avaient été tuées dans l’effondrement d’un immeuble d’habitation à Fès. L’immeuble «figurait sur la liste des bâtiments menaçant de s’effondrer et avait fait l’objet d’un ordre d’évacuation adressé à ses occupants», avait affirmé une source des autorités locales. Auparavant, en février 2024, cinq personnes étaient déjà mortes dans l’effondrement d’une maison dans la vieille ville. En 2016, en l’espace d’une semaine, deux enfants avaient péri dans l’effondrement d’une maison à Marrakech (ouest) tandis qu’à Casablanca (nord-ouest), l’effondrement d’un immeuble de quatre étages avait fait quatre morts et 24 blessés.




