Mille tonnes d’uranium dans la nature. Le 27 novembre, la cargaison de yellowcake de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr) a quitté le site de la mine d’Arlit, dans le nord du Niger, pour rejoindre la capitale, Niamey, au terme d’un trajet de 1 200 kilomètres à travers le désert. Ce convoi hautement surveillé, que la presse a surnommé le «Mad Max Uranium Express», est au cœur d’un bras de fer entre le groupe français Orano (ex-Areva), qui détient 63 % des parts de la Somaïr, et l’Etat du Niger, propriétaire des 37 % restant. Depuis le coup d’Etat du général Abdourahamane Tiani, en juillet 2023, la société française et la junte au pouvoir à Niamey sont à couteaux tirés : Orano a suspendu toutes ses activités au Niger.
Le 30 novembre, alors que le convoi – composé d’une cinquantaine de camions – était déjà en route, le général Tiani a revendiqué «le droit légi




