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Au Niger, la balade mystérieuse des mille tonnes d’uranium de la Somaïr

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Un convoi de 50 camions transportant la poudre extraite de la mine d’Arlit est arrivé à Niamey. Le groupe français Orano, qui détient plus de la moitié des parts de la société extractrice, s’indigne de la mise en vente de «son» uranium annoncée par la junte nigérienne, qui en revendique le droit.

A Arlit, dans le nord du Niger, la mine d'uranium à ciel ouvert de la Somaïr. (Ferrando/Andia.fr)
Publié le 19/12/2025 à 17h36

Mille tonnes d’uranium dans la nature. Le 27 novembre, la cargaison de yellowcake de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr) a quitté le site de la mine d’Arlit, dans le nord du Niger, pour rejoindre la capitale, Niamey, au terme d’un trajet de 1 200 kilomètres à travers le désert. Ce convoi hautement surveillé, que la presse a surnommé le «Mad Max Uranium Express», est au cœur d’un bras de fer entre le groupe français Orano (ex-Areva), qui détient 63 % des parts de la Somaïr, et l’Etat du Niger, propriétaire des 37 % restant. Depuis le coup d’Etat du général Abdourahamane Tiani, en juillet 2023, la société française et la junte au pouvoir à Niamey sont à couteaux tirés : Orano a suspendu toutes ses activités au Niger.

Le 30 novembre, alors que le convoi – composé d’une cinquantaine de camions – était déjà en route, le général Tiani a revendiqué «le droit légi

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