Pour la première fois depuis le déclenchement de l’insurrection islamiste armée au Nigeria, il y a plus de quinze ans, les Etats-Unis ont tiré des missiles sur le pays le plus peuplé d’Afrique. Donald Trump l’a lui-même annoncé sur son réseau Truth Social le 25 décembre : «Ce soir, sous mon commandement, les Etats-Unis ont lancé une frappe puissante et meurtrière contre ces ordures de terroristes de l’Etat islamique dans le nord-ouest du Nigeria», a écrit le président américain.
Abuja, associé à l’opération, a confirmé le bombardement. «C’est le Nigeria qui a fourni les renseignements», a précisé le ministre des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, le lendemain. Il affirme avoir eu au téléphone le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio : «Nous avons parlé deux fois. Nous avons discuté pendant dix-neuf minutes avant l’attaque, puis nous avons parlé à nouveau pendant cinq minutes avant qu’elle ne commence.»
Une dizaine de missiles Tomahawk ont été tirés depuis un navire de l’armée américaine dans le golfe de Guinée. Leurs cibles se trouvaient dans l’Etat de Sokoto (nord-ouest du Nigeria). Au moins l’un des missiles a explosé à proximité de la petite ville de Jabo, dans le district de Tambuwal, à 70 km au sud-ouest de la capitale régionale, Sokoto. La frappe a eu lieu vers 22 heures. Des habitants ont diffusé une vidéo d’un brasier, d’origine indéterminée, à la sortie de Jabo. D’autres impacts ont été signalés dans le district de Tangaza, plus à l’est. «Pl




