A Strasbourg, les opposants au nouvel accord commercial entre l’Union européenne et le Maroc n’ont pas encore rendu les armes. En novembre, deux résolutions portées par la droite, visant à bloquer une disposition du texte, ont été rejetées de peu par le Parlement européen. La question ne figurait pas à l’agenda de la session plénière, qui se tenait cette semaine dans la capitale alsacienne. Mais le bras de fer est loin d’être terminé.
C’est une bizarrerie des arcanes européens : le nouveau texte, qui régit les règles d’échanges commerciaux entre Rabat et les Vingt-Sept, et garantit des droits de douane préférentiels au Maroc, s’applique de manière provisoire, sans qu’il ait été examiné par le Parlement, qui est profondément divisé sur la question. Au cœur du problème figure l’étiquetage des fruits et légumes, principalement des tomates et des melons, produits au Sahara-Occidental, sous d’immenses serres en plein désert. Cette bande de territoire de près de 270 000 km2 le long de la côte atlantique est disputée entre le Maroc, qui en contrôle et administre 80 %, et le mouvement indépendantiste du Front Polisario, soutenu par l’Algérie voisine.
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