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Guerre civile

Au Soudan, les Etats-Unis font pression pour relancer les négociations

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Alors que la famine a été déclarée dans un camp de déplacés du Darfour, Washington appelle les généraux rivaux Hemetti et Al-Burhane à discuter d’une trêve humanitaire en Suisse à partir du 14 août.

Dans le camp de déplacés de Zamzam en janvier. La famine – soit le niveau 5, maximum, de l’échelle de l’insécurité alimentaire chronique, le baromètre des ONG et des Nations unies – y fait des ravages. (Mohamed Zakaria/via Reuters)
Publié le 07/08/2024 à 12h38

La famine fauche d’abord les enfants. Jeudi 1er août, elle a été officiellement déclarée dans le camp de déplacés de Zamzam, à une quinzaine de kilomètres d’El-Fasher, dans le nord du Darfour. C’est la première fois depuis l’éclatement de la guerre civile soudanaise, il y a quinze mois. La ville d’El-Fasher est assiégée par les Forces de soutien rapide (RSF) du général Mohamed Hamdane Daglo, surnommé Hemetti. Depuis avril 2023, ses troupes grignotent morceau par morceau le territoire du Soudan. Les RSF se sont emparés de la majeure partie de la capitale, Khartoum, dès les premiers mois du conflit. Ils ont progressé en direction du sud le long du Nil, avalant des Etats agricoles de la Jézira et de Sennar tout en repoussant l’armée soudanaise. A l’ouest, ils ont surtout conquis la quasi-totalité des villes du Darfour, leur berceau. Dans cette région grande comme la France, seul El-Fasher leur échappe encore.

Une surprise pour personne

Ces dernières semaines, les combats ont lieu à longue distance, par tirs d’artillerie interposés, mais les routes sont coupées,

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