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Burkina Faso: la France prise à partie par les soutiens des putschistes

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Alors qu’un coup d’Etat intervient dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, les symboles de la France sont pris pour cible par la rue, au risque d’éventuels dérapages. Paris est notamment accusé d’avoir aidé les jihadistes et de vouloir à présent bloquer tout changement de régime.

Ce samedi devant l'ambassade de France à Ouagadougou. (Assane Ouedraogo/EPA)
Publié le 02/10/2022 à 17h12, mis à jour le 02/10/2022 à 18h48

Dimanche, l’ambassade de France a demandé à ses ressortissants d’éviter toute sortie dans les principales villes du Burkina Faso. La tension reste en effet très forte, deux jours après le début du conflit qui oppose deux fractions de l’armée burkinabè. Victime collatérale de ce nouveau bras de fer, la France se retrouve violemment prise à partie. A Ouagadougou, l’ambassade de France a ainsi été visée samedi et dimanche matin par des cocktails Molotov. Dans la foulée, l’Institut culturel français de la capitale a été pillé, alors que d’autres émeutiers mettaient à sac celui de Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, dans l’Ouest. Ce dimanche, des enseignes de Bolloré ont été détruites à coups de pierre, alors que sur les réseaux sociaux, des menaces de mort contre les Français étaient proférées.

Brouille croissante entre la France et le Mali

Ces deux dernières années, le sentiment antifrançais n’a fait que croître dans les pays du Sahel, soumis à une insécurité terroriste qui semble impossible à résorber. Et le désespoir des populations face à cette guerre asymétrique s’est retourné contre la France, qui, pendant neuf ans et jusque très récemment,

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