«La dernière fois que je l’ai vu, vendredi [28 novembre], il pouvait à peine parler. Il avait du mal à respirer. Par moments, il étouffait», souligne maître Emmanuel Simh, contacté ce lundi 1er décembre, depuis Yaoundé, la capitale administrative du Cameroun. L’avocat d’Anicet Ekane, célèbre opposant au régime de Paul Biya, n’a cessé d’alerter les autorités sur la dégradation de la santé de son client, en vain. Agé de 74 ans, celui qui fut de tous les combats pour la démocratisation du Cameroun, est décédé ce lundi en détention.
Interpellé de façon brutale le 24 octobre, veille de l’annonce officielle des résultats de la présidentielle, à Douala, la capitale économique du Cameroun où il résidait, il avait été aussitôt transféré à Yaoundé, et incarcéré dans les locaux du secrétariat d’Etat à la Défense (SED). Un lieu de détention qui dépend de la gendarmerie. Plusieurs opposants y sont également détenus, comme l’activiste Djeukam Tchameni ou l’universitaire Jean Calvin Aba’a Onoyo, dont l’épouse a dû être amputée d’un doigt après avoir été violemment bousculée lors de l’interpellation, également musclée, de son ma




