Adossé à une chaise en plastique, dans une ruelle de la médina, Omar, la trentaine, observe les chalands se faufiler dans son échoppe. Quelques familles et groupes de supporteurs se bousculent, sous des guirlandes de drapeaux et à travers une forêt de maillots rouges frappés d’un pentagramme blanc sur fond vert, le logo de la fédération marocaine de football. Ils comparent les flocages et font leurs dernières emplettes avant la confrontation de ce mercredi 14 janvier. Pour la neuvième fois de leur histoire, les Lions de l’Atlas – l’équipe nationale marocaine – affronteront l’ogre nigérian, pour une place en finale de leur Coupe d’Afrique des nations (CAN).
La marche est haute, Omar en a conscience. Les Super Eagles, comme on les surnomme sur le continent, comptent trois titres de champions d’Afrique. Ce mercredi, ils disputeront contre le Maroc leur 17e demi-finale dans la compétition. L’unique victoire marocaine en Coupe d’Afrique remonte à 1976. Omar n’était pas né. Mais son équipe, qui s’est hissée en demi-finale de la dernière C




