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Interview

Condamnation de Christophe Gleizes en Algérie : «Des signaux laissent penser que c’est loin d’être terminé»

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Pour le chercheur Hasni Abidi, le jugement sévère rendu à l’encontre du journaliste français, condamné en appel à sept ans de prison ce mercredi 3 décembre, ne clôture pas le dossier. Il reste persuadé qu’une solution diplomatique peut-être trouvée.

Les proches du journaliste Christophe Gleizes à Avignon le 16 juillet 2025. (Christophe Simon/AFP)
Publié le 03/12/2025 à 21h57

Le tribunal de Tizi-Ouzou n’a fait preuve d’aucune clémence, à l’égard du journaliste français Christophe Gleizes, qui comparaissait ce mercredi 3 décembre en appel. Il était accusé d’«apologie du terrorisme» et de «possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national». Il avait été arrêté en 2024, alors qu’il réalisait une série de sujets autour du football en Kabylie, puis condamné un an plus tard à sept années de prison. Une peine maintenue en appel. Pour Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève et spécialiste de l’Algérie, ce jugement n’est pas une fatalité.

Quel signal envoie une telle décision de justice ?

Je ne pensais pas que le jugement serait diminué en appel. Il est sévère, et je crois que le tribunal voulait frapper fort, et donner un signe d’exemplarité, au regard des charges qui pesaient sur Christophe Gleizes. Il lui était reproché d’avoir été en contact avec des membres du

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