Menu
Libération
Crise préélectorale

Contestation en RDC : Félix Tshisekedi, l’ex-opposant opposé

Réservé aux abonnés

Les Eglises catholique et protestante et des partis de tous bords dénoncent la nomination au forceps du président de la Commission électorale nationale par le chef de l’Etat.

Lors de la manifestation anti-gouvernement à Kinshasa samedi, en réaction à la nomination au forceps du président de la Commission électorale nationale par le président congolais Félix Tshisekedi. (Arsène Mpiana/AFP)
Publié le 14/11/2021 à 17h47

Longtemps privée d’élection libre, la République démocratique du Congo est aujourd’hui obsédée par ce vote. Le renoncement du président Joseph Kabila à briguer un troisième mandat en 2018, au terme d’une interminable crise électorale, avait fait souffler un vent d’espoir démocratique sur le pays. D’autant que malgré des résultats largement contestés, le scrutin avait débouché sur la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC avec la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi. Deux ans plus tard, pourtant, le même Tshisekedi est à son tour soupçonné de vouloir façonner une élection à sa main pour 2023.

Samedi, des milliers de Congolais ont une nouvelle fois marché dans les rues de Kinshasa pour dénoncer le passage en force du chef de l’Etat dans la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’affaire dure depuis des mois. Un premier candidat à ce poste clé, réputé proche du camp Kabila, avait été écarté l’été dernier par le président Tshisekedi. Il a finalement adoubé un second postulant, Denis Kadima, qui a prêté serment le 26 octobre après avoir été confirmé par un vote de l’Assemblée nationale.

Micros arrachés

Tout, dans le processus de nomination de Denis Kadima, est po

Dans la même rubrique