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Justice

Crimes contre l’humanité : un ex-chef de guerre congolais refuse de participer à son procès à Paris

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Jugé depuis ce mercredi en France au nom de la compétence universelle, Roger Lumbala a créé la surprise en récusant soudain ses avocats et en refusant désormais de comparaître.

Roger Lumbala à Kampala, en février 2013. (Isaac Kasamani/AFP)
Publié le 13/11/2025 à 7h40

C’est un coup de théâtre que personne n’a vu venir : ce mercredi après-midi, la première audience du procès de Roger Lumbala pour complicité pour crimes contre l’humanité semblait pourtant au départ se dérouler dans une ambiance plutôt sereine. Examinant sans emphase particulière les arguments de la défense qui contestait la légitimité de la compétence universelle pour juger aux assises, à Paris, cet ex-chef rebelle congolais, aujourd’hui âgé de 67 ans.

Les crimes reprochés à l’accusé se sont déroulés à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) il y a déjà plus de vingt ans, en 2002-2003, quand il dirigeait un mouvement rebelle, le RCD-N (Rassemblement des Congolais démocrates-National) soutenu par un pays voisin, l’Ouganda. Les trois avocats de la défense et quatre avocats des parties civiles ferraillaient avec une certaine intelligence sur le recours de la compétence universelle. Ce principe permet à la justice française de juger ce type de crimes, même commis dans un autre pays, à condition notamment que les auteurs présumés aient leur résidence en France et que des poursuites sur les mêmes faits n’aient pas été engagées dans le pays d’origine.

Et puis soudain, en fin

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