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Interview

Crise postélectorale au Cameroun : «Avec le président Biya, les gens n’ont plus rien à perdre»

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De passage à Paris, la célèbre avocate camerounaise, Alice Nkom, dénonce les fraudes lors du scrutin du 12 octobre et garde espoir dans la contestation contre le président, au pouvoir depuis quarante-trois ans.

Une Camerounaise pleure son mari, qui, selon sa famille, a été tué par les forces de sécurité lors de violentes manifestations postélectorales à Douala, le 29 octobre 2025. (Zohra Bensemra/Reuters)
Publié le 13/12/2025 à 10h37

Au Cameroun, c’est une véritable star. Tout le monde connaît Alice Nkom, célèbre avocate qui défend depuis longtemps, et courageusement, les personnes LGBT alors que l’homosexualité y reste passible de cinq ans de prison. Agée de 80 ans, celle qui fut la première femme avocate de l’histoire de son pays endosse un nouveau combat, en devenant la porte-parole du leader de l’opposition Issa Tchiroma, contraint à l’exil, qui revendique toujours avoir remporté le scrutin présidentiel du 12 octobre. De passage à Paris pour recevoir, jeudi 11 décembre, un prix décerné par la fondation ACAT-Pour la dignité humaine, cette infatigable combattante évoque la situation qui règne au Cameroun, près de deux mois après des élections controversées qui ont imposé le maintien au pouvoir de Paul Biya, à la tête du pays depuis quarante-trois ans.

Vous avez reçu un prix en tant que représentante au Cameroun du Réseau des défenseurs des droits humains en Afriq

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