La justice tunisienne souffle le chaud et le froid. La cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi 28 novembre les condamnations de 37 opposants au régime, accusés de «complot contre la sécurité de l’Etat», à des peines allant jusqu’à quarante-cinq ans de prison. Un «simulacre de justice», dénoncé par l’entourage des prévenus, qui ne se faisait guère d’illusions quant à la nature du verdict.
La veille pourtant, contre toute attente, la ministre de la Justice tunisienne, Leïla Jaffel, avait ordonné la libération sous contrôle judiciaire de la chroniqueuse et avocate Sonia Dahmani. Emprisonnée depuis mai 2024, cette militante des droits de l’homme et antiraciste était cette fois dans le viseur pour des propos critiques à l’égard du président Kaïs Saïed et de son régime.
Cette décision coïncide avec le vote au Parlement européen, jeudi 27 novembre aussi, d’une résolution condamnant les violations des droits humains en Tunisie, un texte qui citait nommément Sonia Dahmani. La libération conditionnelle de cette dernière n’en reste pas moins une surprise pour son entourage. La semaine dernière, la sexagénaire s’était vu décerner, en son absence, le prix international de la liberté de la presse par l’ONG américaine Comittee to Protect Journalists (CPJ).
Vent de clémence
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