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Analyse

Elections en RDC : l’inquiétante fuite en avant du président sortant Felix Tshisekedi

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Les Congolais sont appelés aux urnes ce mercredi. A l’issue d’une campagne électorale tumultueuse, qui a vu le président sortant, multiplier les déclarations xénophobes, et même belliqueuses à l’égard du pays voisin, le Rwanda.

Des partisans du président sortant de la RDC, Félix Tshisekedi, lors d'un rassemblement de campagne à Kinshasa, le lundi 18 décembre. (John Wessels /AFP)
Publié le 20/12/2023 à 7h00

Au dernier jour de la campagne électorale, lundi, le président congolais s’est voulu brutal : à «la moindre escarmouche», il déclarera la guerre au Rwanda, le pays voisin, explique-t-il sur les ondes d’une radio locale. «Même pas besoin d’envoyer des troupes au sol», a précisé Félix Tshisekedi qui brigue un second mandat, «de chez nous on peut atteindre Kigali», la capitale rwandaise.

Ce langage martial peut-il séduire les 44 millions de Congolais qui se rendent aux urnes ce mercredi ? Ils doivent désigner à la fois leur futur président, leurs députés et pour la première fois leurs conseillers communaux. Mais c’est la bataille pour la présidence qui a suscité la compétition la plus féroce, lors d’une campagne qui s’est déroulée dans un climat très tendu.

Dissidence

A la veille du scrutin, le coup de sang présidentiel contre le Rwanda n’a pourtant aucun lien avec l’élection : Il fait suite à l’annonce vendredi, depuis Nairobi, capitale du Kenya, de la création d’un mouvement, encore assez obscur, «l’Alliance du fleuve Congo», opposé au pouvoir de Tshisekedi. En tête d’affiche, il réunit

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