Il n’y a peut-être que sur ce grand panneau publicitaire installé dans le centre-ville de Yaoundé que l’«amitié» franco-camerounaise sera célébrée. Sur l’affiche lumineuse, le chef de l’Etat camerounais Paul Biya serre chaleureusement la main de son homologue Emmanuel Macron, qui entame ce lundi sa première tournée africaine depuis sa réélection. Une manière de «marquer la constance de l’engagement du Président dans la démarche de renouvellement de la relation avec le continent africain», explique-t-on à l’Elysée.
Après son passage au Cameroun, le chef de l’Etat s’envolera pour le Bénin puis la Guinée-Bissau, mercredi et jeudi. Un déplacement stratégique mais décrié par une partie de l’opinion africaine, alors que la présence de la France dans ses anciennes colonies est de plus en plus remise en cause.
Sergueï Lavrov au Congo Brazzaville
Les faits et gestes du chef de l’Etat français seront particulièrement scrutés au Cameroun, où il se rend pour la première fois depuis son élection en 2017. Il y rencontrera mardi son homologue Paul Biya, 89 ans, qui règne sans partage sur le pays de 26 millions d’habitants depuis près de quatre décennies. L’occasion d’évoquer la menace terroriste, qui «continue son expansion vers le Golfe de Guinée», mais aussi la sécurité alimentaire mondiale, menacée par l’invasion russe en Ukraine.
L’occasion, aussi, de se réengager da