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Interview

En Afrique de l’Ouest, «quand la contestation trouve un débouché politique, les militaires n’ont pas de raison d’intervenir»

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Delina Goxho, analyste à l’Institut Egmont, revient sur la série de coups d’Etat, réussis ou manqués, qui ont malmené la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest ces dernières années.

Rassemblement pour saluer l'échec du coup d'Etat du 7 décembre au Bénin, à Cotonou, le 13 décembre 2025. (Yanick Folly /AFP)
Publié le 20/12/2025 à 15h49

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est sur un nuage : l’échec du coup d’Etat au Bénin, le 7 septembre, vient, pour la première fois, de briser la vague kaki qui déferle sur la région depuis cinq ans. «Un moment symbolique», selon Delina Goxho, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à l’Institut Egmont de Bruxelles, qui dit cependant douter que l’institution régionale «soit déterminante» pour empêcher des changements de régime anticonstitutionnels.

Après la série de coups d’Etat qu’a connu l’Afrique de l’Ouest ces dernières années, le putsch déjoué au Bénin représente-t-il un tournant ?

La Cédéao est clairement galvanisée par ce succès. Alors que les coups d’Etat dans la région semblaient inéluctables, et inarrêtables, elle réalise qu’une intervention militaire légère [deux avions de l’armée de l’air nigériane, ndlr], une coordination rapide entre certains Etats de la Cédéao [Nigeria, Côte-d’Ivoire, Sierra Leone et Ghana] et sans doute un appui logistique français, ont suffi pour empêcher les officiers rebel

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