La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est sur un nuage : l’échec du coup d’Etat au Bénin, le 7 septembre, vient, pour la première fois, de briser la vague kaki qui déferle sur la région depuis cinq ans. «Un moment symbolique», selon Delina Goxho, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à l’Institut Egmont de Bruxelles, qui dit cependant douter que l’institution régionale «soit déterminante» pour empêcher des changements de régime anticonstitutionnels.
Après la série de coups d’Etat qu’a connu l’Afrique de l’Ouest ces dernières années, le putsch déjoué au Bénin représente-t-il un tournant ?
La Cédéao est clairement galvanisée par ce succès. Alors que les coups d’Etat dans la région semblaient inéluctables, et inarrêtables, elle réalise qu’une intervention militaire légère [deux avions de l’armée de l’air nigériane, ndlr], une coordination rapide entre certains Etats de la Cédéao [Nigeria, Côte-d’Ivoire, Sierra Leone et Ghana] et sans doute un appui logistique français, ont suffi pour empêcher les officiers rebel




