Les 407 députés de l’Assemblée populaire nationale algérienne ont examiné, samedi 20 décembre, un projet de loi «criminalisant la colonisation française». Une «prise de position morale explicite» et un «message politique clair exprimant l’attachement de l’Algérie à ses droits inaliénables et sa loyauté envers les sacrifices de son peuple», a déclaré le président de l’assemblée, Ibrahim Boughali, devant députés et ministres arborant tous autour du cou une écharpe aux couleurs du drapeau algérien, lors de son discours présentant le projet de loi.
Le document de cinq chapitres, comprenant 27 articles, reproche à Paris un «refus obstiné de reconnaître explicitement ses crimes coloniaux». Un refus qui justifie pour les rédacteurs du texte ce projet de loi visant à «protéger le récit historique national» et à obtenir des excuses formelles de la France, en préalable «à toute réconciliation mémorielle entre les deux pays». L’article 9 du projet de loi stipule que l’Algérie œuvrera «par tous les moyens judiciaires et légaux» à l’obtention de «cette reconnaissance et [de] ces excuses».
Aucune clémence envers les harkis
S’opposant à ce que les promoteurs du proj




