Et de trois. Celui que Libération qualifiait en 2016 de «président surprise» et de «candidat que personne n’attendait» s’est durablement installé à la tête de la République centrafricaine. Faustin-Archange Touadéra vient d’être réélu pour un troisième mandat, avec 76 % des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés par l’Autorité nationale des élections (ANE) au milieu de la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier. Cette victoire écrasante dès le premier tour du scrutin – loin devant son principal opposant, Anicet-Georges Dologuélé (15 % des voix) – n’a plus rien d’une surprise.
A 68 ans, ce mathématicien de formation au visage rond avait pris soin d’écarter en amont les éventuels obstacles à son maintien au pouvoir. A commencer par la Constitution elle-même, qu’il a fait modifier en 2023, par référendum, pour lever la limitation du nombre de




