Depuis près d’une semaine resurgit le spectre d’un nouveau conflit au Tigré. Entre 2020 et 2022, cette région du nord de l’Ethiopie avait été le théâtre d’une guerre à huis clos, qui avait provoqué la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes. A défaut d’en régler les causes profondes, un accord de paix entre le gouvernement fédéral et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) avait permis de mettre fin au massacre. Mais pour de nombreux observateurs, ce n’était qu’une question de temps avant que l’accord ne vole en éclats.
D’après les médias locaux, le gouvernement fédéral éthiopien a effectué plusieurs frappes de drones contre des camions de marchandises, dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 janvier. Le 29, la compagnie d’Etat, Ethiopian Airlines avait suspendu tous les vols entre Addis-Abeba et Mekele, la capitale tigréenne. «Contre les drones de l’armée fédérale éthiopienne, l’armée tigréenne dispose de brouilleurs. Dans ces circonstances, il est hasardeux d’autoriser l’aviation civile à survoler la région», analyse un spécialiste du Tigré qui préfère garder l’anonymat. Pendant le w




