«Coup K.-O. validé.» Ces affiches à l’effigie de Mamadi Doumbouya placardées près du rond-point de Dixinn, non loin du centre de Conakry, la capitale de la Guinée, ont-elles été collées dès l’annonce de sa victoire à la présidentielle ? Avant ? Patientaient-elles dans un carton ? Haussement d’épaules d’Abdoulaye, taxi-moto maîtrisant le coin : «Qu’est-ce que ça change ? Tout est préparé depuis longtemps.» En Guinée, la victoire du président de la transition, au pouvoir depuis son putsch du 5 septembre 2021, ne surprend personne en ce dernier jour de 2025. La rengaine «on connaît déjà le vainqueur» démotivait déjà bien des électeurs au mois de mai, lors du recensement biométrique de la population préalable à la constitution d’un fichier électoral. Au point que ce processus avait été rallongé de trois semaines.
«Blanchiment du coup d’Etat»
Le seul suspense du scrutin présidentiel qui s’est déroulé le 28 décembre résidait donc dans les chiffres. Et les résultats provisoires égrenés sur la télévision publique par la présidente de la Direction générale des élect




