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En Libye, la contrebande de carburant attise le feu soudanais

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En plus d’alimenter la guerre au Soudan voisin et de profiter à la Russie, le trafic d’hydrocarbures coûte annuellement 6,7 milliards de dollars au pays.

Le terminal pétrolier de Brega, situé à environ 270 km à l'ouest de Benghazi, en Libye, deuxième pays exportateur de pétrole brut d’Afrique. (AFP)
Publié le 13/11/2025 à 15h34

Les images et témoignages glaçants des massacres commis au Darfour depuis le 26 octobre ont jeté une lumière aussi tardive que crue sur la guerre civile soudanaise, qui ravage pourtant le pays depuis plus de deux ans et demi. Et posé la question des soutiens extérieurs des deux belligérants de cette guerre, qui s’est régionalisée et alimente les trafics en tous genres. Au premier rang desquels celui du carburant dans la Libye voisine, dont un rapport de l’organisation à but non lucratif basée aux Etats-Unis The Sentry, publié ce jeudi 13 novembre, détaille les mécanismes.

Plus d’un million de litres de carburant transite quotidiennement par le district d’Al-Kufra, frontalier du Darfour, dans le Sud-Est libyen, détaille le rapport. Vaste plaque tournante du trafic de minerais, d’armes, de véhicules et de carburant, le district d’Al-Kufra est contrôlé par le clan du maréchal Khalifa Haftar, maître de Benghazi, de l’est et du sud libyens depuis plus d’une décennie.

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