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Législatives

En quête de légitimité, le pouvoir algérien veut regarnir l’Assemblée

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Les autorités espèrent un sursaut de la participation au scrutin de ce samedi, boycotté par l’opposition. Jeudi, un opposant et deux journalistes en vue ont été arrêtés.

Devant l'Assemblée nationale populaire, à Alger, en septembre. (Ryad Kramdi/AFP)
Publié le 10/06/2021 à 19h50, mis à jour le 12/06/2021 à 11h58

Nouveau scrutin, même scénario. L’Algérie est appelée aux urnes, ce samedi, pour élire les 407 députés qui siégeront à l’Assemblée populaire nationale, dissoute en février par le président Abdelmadjid Tebboune. Comme avec le référendum constitutionnel du 1er novembre et le scrutin présidentiel de décembre 2019, le pouvoir, cible de manifestations de rue récurrentes depuis deux ans et demi, tente d’asseoir sa légitimité par le vote. Mais comme lors de ces deux précédentes consultations électorales, le mouvement de contestation (Hirak) et les principaux partis d’opposition ont appelé au boycott.

Une nouvelle fois, pour juger du vainqueur de ce bras de fer, le taux de participation sera scruté de près. Le référendum de cet automne avait enregistré la plus forte abstention (77 %) de l’histoire de l’Algérie. Un camouflet pour les autorités. Les précédentes législatives, en 2017, avant même le commencement du Hirak, n’avaient mobilisé que 35 % des électeurs, selon les chiffres officiels… Le régime, cette fois-ci, a désespérément besoin d’un sursaut pour prouver, comme le préte

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