Beaucoup d’Américains ont découvert, stupéfaits, que leur armée était déployée au Niger, le 4 octobre 2017. Ce jour-là, quatre soldats des forces spéciales américaines étaient tués au combat, aux côtés de quatre de leurs frères d’armes nigériens, dans une embuscade tendue par l’Etat islamique au Grand Sahara à proximité du village de Tongo-Tongo. L’attaque a été considérée comme l’acte de naissance sanglant de l’organisation jihadiste au Sahel. Six ans plus tard, l’émotion causée par le retour au pays des cercueils des boys s’est dissipée outre-Atlantique, mais un nouvel événement est venu rappeler à l’opinion publique qu’un millier de soldats américains sont toujours déployés au Niger : le coup d’Etat qui a renversé le président Mohamed Bazoum, le 26 juillet.
Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, s’est entretenu à plusieurs reprises, au téléphone, avec Mohamed Bazoum, toujours séquestré au palais présidentiel par les putschistes. En mars, les deux hommes s’étaient vus à Niamey, lors de la mini-tournée africaine du chef de




