Il est environ 13 heures, jeudi 18 novembre 2021, quand un convoi logistique de l’opération Barkhane parti d’Abidjan (Côte-d’Ivoire) à destination de Gao (Mali) est stoppé net à Kaya, dans le centre du Burkina Faso. A l’entrée de la ville, un empilement de pneus, de bois et de poteaux électriques entrave la route. Face aux militaires français, des milliers de manifestants. Des élèves, des étudiants, des vieux, des femmes, qui accusent la France de soutenir les insurgés jihadistes. Une charge complotiste, sur fond de tristesse et d’indignation : quatre jours plus tôt, 57 personnes dont 53 gendarmes ont été tuées dans une attaque terroriste à Inata, site aurifère du nord du pays. «S’ils avaient eu l’armement des Français, ils auraient pu combattre», assure un manifestant.
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En quelques mois, la junte burkinabè a emboîté le pas au Mali en se rapprochant de la Russie et en déchirant l’accord de défense qui liait le pays à la France.
Manifestation en faveur du colonel Damiba, le 19 février 2022 à Ouagadougou. Il a été destitué en septembre par le capitaine Traoré. (Olympia De Maismont /AFP)
ParAgnès Faivre
Publié le 13/02/2023 à 20h34
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