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Violences

Face à la répression en Tanzanie, des activistes appellent au boycott d’un «paradis touristique ensanglanté»

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Des militants interpellent les voyageurs afin de stopper le tourisme dans le pays d’Afrique de l’Est, confronté à la pire répression post-électorale de son histoire depuis le 29 octobre, qui aurait fait plus de 2 000 morts.

Manifestations réprimées à Dar es Salaam en Tanzanie, le 29 octobre 2025. (AFP)
Publié le 24/11/2025 à 12h59

Faut-il aller passer les vacances de fin d’année en Tanzanie ? Découvrir les joies de la plongée dans les eaux turquoise de l’île de Zanzibar, observer les lions, éléphants, troupeaux de zèbres galopant en toute liberté dans le gigantesque parc naturel du Serengeti, le deuxième plus grand d’Afrique ? Ou encore grimper sur les flancs du légendaire Kilimandjaro, qui culmine à plus de 5 000 mètres d’altitude, et dont les neiges éternelles inspirèrent l’un des plus beaux romans de l’écrivain américain Ernest Hemingway ? La Tanzanie, vaste pays de l’Afrique de l’Est, près de deux fois la taille de la France, est une destination touristique de plus en plus prisée, avec plus de cinq millions de visiteurs en 2024.

Mais depuis l’élection présidentielle du 29 octobre, officiellement remportée avec 97,9 % des voix par l’intransigeante dame de fer du pays, Samia Suluhu Hassan,

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