«L’armée sait qu’elle a un chef suprême», plastronnait, confiant, Umaro Sissoco Embaló au début de ce mois de novembre, en parlant de lui-même, évidemment. «L’armée commence à prendre conscience de son rôle républicain et de sa place», assurait alors le président bissau-guinéen dans une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Le «chef suprême» a pourtant été arrêté ce mercredi 26 novembre par des militaires, qui ont annoncé qu’un Haut Commandement pour la restauration de l’ordre prenait «la direction du pays jusqu’à nouvel ordre». Ce qui ressemble à s’y méprendre à un coup d’Etat.
Le président de 53 ans au verbe haut a-t-il péché par excès de confiance ? Depuis la fin du règne de Nino Vieira, assassiné en 2009, aucun chef de l’Etat n’a effectué deux mandats consécutifs en Guinée-Bissau. Mais Umaro S




