Hamza Assadeck Abdoulrahman était au chevet de son père dans un hôpital d’El-Fasher quand la ville a basculé, le samedi 25 octobre. Après un siège de dix-huit mois, les Forces de soutien rapide (RSF) aux ordres du général Mohamed Hamdan Daglo, dit «Hemetti», sont entrées dans la capitale du Darfour-Nord, carrefour majeur de l’ouest du Soudan et épicentre d’une culture séculaire, massacrant des centaines d’habitants et se filmant en pleines exactions. Par chance, le reste de la famille d’Hamza a fui au Tchad au début de la guerre, mais père et fils étaient restés pour combattre. Blessé par une frappe de drone début octobre, le patriarche était à l’hôpital, alité, mais ses forces commençaient à revenir. Hamza s’est engagé dès 2023, à seulement 17 ans. Même s’il a le visage d’un enfant de 12 ans, le jeune homme parle désormais avec la voix sèche
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A la frontière entre le Soudan et le Tchad, le récit glaçant des survivants du massacre d’El-Fasher : «Il y avait des cadavres partout, des femmes, des hommes, des enfants»
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Dans le camp de Tiné, au Tchad, «Libération» a rencontré des rescapés de la capitale du Darfour-Nord, tombée aux mains des milices le dimanche 26 octobre. Tous racontent des massacres, de militaires soudanais et de civils, qu’ils ont vus avant de réussir à fuir.
Dans le camp de Tiné, au Tchad, le 8 novembre. (Joris Bolomey/AFP)
Publié le 11/11/2025 à 5h00
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