Sur la photo du faire-part de décès, c’est un jeune homme au regard vif et au sourire généreux. Il y a déjà presque un mois qu’Orphée Liwoke est mort, tué la nuit du 4 janvier à coups de machette à Mbakana, à 150 km à l‘est de Kinshasa, capitale de la république démocratique du Congo (RDC).
Son meurtre, d’une violence inouïe, continue de hanter sa famille. Laquelle, faisant comprendre qu’elle est encore sous le choc, refuse de parler aux médias. A cause d’un chagrin trop immense ? Ou par peur d’évoquer un drame venu souligner combien même les zones proches de la capitale sont devenues périlleuses dans l’ouest de ce pays grand comme cinq fois la France hexagonale ? Voire hors de contrôle des autorités, qui font tout pour étouffer cette insécurité meurtrière aux portes du pouvoir ?
Pour Orphée Liwoke, c’est en tout cas un rêve qui a tourné au cauchemar. Issu de la diaspora, ce Congolais de nationalité belge, âgé de 37 ans, avait décidé de rentrer dans son pays d’origine il y a un an, avec sa femme et ses deux jeunes enfants. La famille investit dans des projets agricoles et s’installe à Mbakana. Les circonstances du meurtre ne sont pas encore claires mais c’est bien à coups de machette qu’Orphée Liwoke a été tué, et selon les médias belges, devant sa femme et ses enfants.
Nombreux sont ceux qui ont également pointé du doigt le modus operandi de la milice Mobondo, qui attaque toujours de nuit, dont les membres, sont reconnaissables à leurs visages grimés de cendres – qui proviendr




