Sur WhatsApp, la photo circulait déjà lundi en début d’après-midi. Elle montrait Luca Attanasio, 43 ans, en jeans et lunettes noires, quelques minutes avant son départ avec des humanitaires, le matin même à Goma, la capitale du Nord-Kivu, dans l’est de la république démocratique du Congo (RDC). L’ambassadeur d’Italie, en poste à Kinshasa, la capitale, avait décidé de se rendre dans cette lointaine province pour accompagner une mission du Programme alimentaire mondial (PAM) qui se rendait à Rutshuru, à moins de 70 kilomètres. Ils n’y sont jamais arrivés. Vers 10 heures du matin, le véhicule du PAM ne se trouvait encore qu’à une quinzaine de kilomètres de Goma lorsqu’il est tombé dans une embuscade. Selon les premières informations disponibles, c’est le chauffeur qui aurait d’abord été tué. Puis l’ambassadeur et son garde du corps, également italien, auraient été à leur tour la cible de tirs, au moment où les assaillants tentaient d’enlever le diplomate. Mortellement touché à l’abdomen, ce dernier a été évacué dans une jeep des gardes du parc naturel des Virunga tout proche. Une autre photo en témoigne, le montrant cette fois-ci allongé et livide au milieu des rangers. Son garde du corps et lui n’ont pas survécu à leurs blessures.
«Petits réseaux affairistes»
Qui sont les assaillants ? Et savaient-ils qu’un diplomate occidental était à bord de ce convoi ? Pas forcément, tant les embuscades et les kidnappings sont monnaie courante dans cette région en proie à une insécurité endémique depuis plus d’un quart




