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Interview croisée

Loi sur la colonisation française adoptée en Algérie : «Il y a un risque de confusion entre histoire et justice»

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Pour le juriste algérien Tahar Khalfoune et l’historien français Benjamin Stora, le texte adopté à l’unanimité par les parlementaires algériens ce mercredi 24 décembre soulève des questions importantes, mais il risque aussi de compliquer le travail mémoriel entre la France et l’Algérie.

En novembre 1954, pendant la guerre d'Algérie, entre Arris and Batna. (Pierre Bonnin/AFP)
Publié le 24/12/2025 à 16h01

Après plus de quarante ans de tergiversations, le Parlement algérien a adopté à l’unanimité ce mercredi 24 décembre une loi mémorielle qui couvre une période allant de 1830, date de la conquête de l’Algérie, à 1962, date de la fin de la guerre et de l’accession à l’indépendance. En plus de prévoir des sanctions pénales contre des atteintes aux symboles, la loi demande des excuses et des réparations à la France. Elle remet aussi sur la table une série de sujets qui ont déjà fait l’objet d’un travail commun de mémoire entre les deux pays.

Pour décrypter ce texte, Libération a fait appel à deux universitaires : le juriste algérien Tahar Khalfoune, qui a notamment coordonné l’o

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