Pour la première fois depuis près de trois décennies, les Marocains sont invités à ne pas sacrifier de mouton lors de l’Aïd al-Adha, l’une des fêtes les plus importantes de l’islam. A quelques jours du début du mois sacré du ramadan, le roi Mohammed VI – qui porte le titre de «commandeur des croyants» – a exhorté la population à renoncer à accomplir ce rituel prévu début juin en raison des «défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle du cheptel», a expliqué le monarque dans un discours lu mercredi soir par le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Toufiq, à la télévision publique.
Le royaume chérifien fait face à l’une des pires sécheresses de son histoire, entraînant une diminution des animaux d’élevage de 38 % en un an et une hausse des prix de la viande. Le souverain estime que le sacrifice du mouton dans «ces conditions difficiles» serait susceptible de porter préjudice à une grande partie des habitants, en particulier les plus démunis.




