Il n’y a rien de pire que de perdre un enfant. Si ce n’est d’assister avec impuissance à son agonie. C’est ce drame insoutenable qu’a vécu Chimamanda Ngozi Adichie, 48 ans, lorsque son petit garçon de 21 mois est brutalement mort le 7 janvier, après ce qui semble être une série d’erreurs médicales dans un hôpital de Lagos, la capitale économique du Nigeria.
La tragédie serait passée certainement inaperçue si la mère de l’enfant n’était pas une star de la littérature. Plusieurs fois primée, plébiscitée, applaudie pour ses romans incandescents. De l’éblouissant l’Autre Moitié du soleil en 2017, à l’Inventaire des rêves, paru en 2025. Sans oublier Americanah (2013), qui raconte l’exil aux Etats-Unis d’une jeune Nigériane. Comme l’auteure, partie outre-Atlantique en 1996 afin de poursuivre ses études. Elle s’y installera définitivement.
Chantée par Beyoncé
Dotée d’un caractère bien trempé, voix forte qui ne mâche jamais ses mots, elle sera en outre auréolée du statut d’icône féministe, après une intervention dans un TedEx Talk, une conférence sur Internet,




