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Nigeria : 50 élèves enlevés dans une école catholique ont réussi à s’échapper

Une partie des 315 kidnappées à l’école St. Mary dans la nuit de jeudi à vendredi a retrouvé la liberté et retrouvé leurs parents, annonce ce dimanche l’Association chrétienne du Nigeria (CAN).

L'école St.Mary dans l'Etat du Niger, au centre du pays, au lendemain de l'enlèvement de 315 élèves et enseignants, le 22 novembre 2025. (Bulus Dauwa Yohanna/Christian Association of Nigeria.AFP)
Publié le 23/11/2025 à 14h35

Après 24 heures d’angoisse, le soulagement pour quelques-uns. Cinquante élèves parmi les plus de 300 enlevés vendredi dans une école catholique du Nigeria dans l’Etat du Niger, ont échappé à leurs ravisseurs, a annoncé dimanche une organisation chrétienne dans un communiqué. «Nous avons reçu une bonne nouvelle : 50 élèves se sont échappés et ont retrouvé leurs parents», a déclaré l’Association chrétienne du Nigeria, précisant que l’évasion a eu lieu entre vendredi et samedi.

«Même si le retour de ces 50 enfants qui ont réussi à s’échapper nous apporte un certain soulagement, je vous exhorte tous à continuer de prier pour le sauvetage et le retour sains et saufs des autres victimes», a déclaré le révérend Bulus Dauwa Yohanna, président de la CAN dans l’État du Niger et propriétaire de l’école. Les garçons et filles enlevés à Saint-Mary, âgés de huit à 18 ans, représentent près de la moitié des 629 élèves de l’établissement.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, 315 personnes − 303 élèves et 12 enseignants -, avaient été enlevées. Des assaillants armés ont envahi «l’école entre 1 heure et 3 heures du matin», enlevant «des élèves, des étudiants, des enseignants», avaient annoncé vendredi des responsables.

Face à une insécurité grandissante dans la région, le gouvernement de l’État avait ordonné, par mesure de précaution, «la fermeture temporaire de tous les internats de la zone», avait souligné Abubakar Usman, secrétaire du gouvernement de l’État du Niger.

L’école St. Mary avait «repris ses activités académiques sans informer, ni obtenir l’autorisation du gouvernement de l’État, exposant ainsi les élèves et le personnel à un risque évitable», avait-il regretté. La police avait annoncé vendredi avoir déployé sur place ses unités tactiques et des éléments militaires, qui «ratissent les forêts» à la recherche des disparus.

Il s’agit de l’un des plus importants enlèvements de masse jamais perpétrés au Nigeria. Cet enlèvement survient après qu’un autre groupe d’hommes armés a pris d’assaut, lundi, un lycée de l’État voisin de Kebbi, d’où 25 jeunes filles ont été enlevées. Le Nigeria reste marqué par un autre enlèvement de masse, celui de près de 300 jeunes filles par les jihadistes de Boko Haram à Chibok, dans l’État de Borno (Nord-Est), il y a plus de 10 ans. Certaines d’entre elles sont toujours portées disparues.

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