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Libération
Reportage

«On n’organise pas d’élections pour les perdre» : en Guinée, un calme dimanche de vote

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A Conakry, la population s’apprête à adouber l’omniprésent Mamadi Doumbouya, parvenu au pouvoir en 2021 par un coup d’Etat militaire.

Mamadi Doumbouya, avant d'aller voter à l'élection présidentielle, à Conakry, ce dimanche 28 décembre. (Souleymane Camar/REUTERS)
Publié le 28/12/2025 à 16h37

Est-ce vraiment à Conakry, cette rue où déambulent un chaton, puis un chien ? Où la voix d’or du chanteur Sékouba Bambino se propage dans toute sa pureté depuis un café ? Sans aucun rugissement de klaxon ou d’accélérateur si typique de la capitale guinéenne congestionnée ? Ce 28 décembre 2025, jour de scrutin présidentiel, «la circulation de tout engin roulant est interdite sur le territoire national de 6h à 18h», selon un communiqué lu samedi soir à la télévision publique.

Près de 6,8 millions d’électeurs, environ la moitié de la population, sont appelés à choisir leur président. Neuf candidats sont en lice. Mais à Conakry, le paysage est saturé par les portraits en boubou blanc – tenue de l’ancien dictateur Sékou Touré – de Mamadi Doumbouya,

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